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Publié par Frédéric Landrieu

70 ans après la libération des camps, la polémique existe toujours sur la capacité des alliés à bombarder les infrastructures des camps de concentration, voies de chemin de fer etc. Pour des raisons logistiques et de priorités stratégiques, ces frappes n’ont jamais eu lieu.

Comment les moudjahidines afghans auraient-ils pu s’en sortir militairement sans le soutien des USA ?

Comment la résistance française aurait-elle pu agir sans l’armement, même dérisoire, fourni par les alliés et ce malgré la crainte du communisme ?

Comment les révolutionnaires américains en 1776, les insurgés, auraient-ils pu s’en sortir sans les moyens logistiques apportés, certes tardivement, par le royaume de France ?

Alors, faut-il attendre 600 000 morts pour agir ? N’est-il pas déjà trop tard pour intervenir auprès de l’armée de libération et gagner leur confiance dès lors qu’ils appellent à l’aide depuis plus de deux ans. Quelle légitimité une alliance « arabo-occidentale » pourrait-elle avoir dans les cœurs et les esprits d’un peuple oublié dans les tourments d’une guerre civile. La déchirure est consacrée.

Une déchirure que l' Espagne a connu, ou le Chili, ou l'Argentine, et tout comme elle doit être vécue en Lybie, en Tunisie ou en Egypte.

Un soutien militaire aurait dû être mis en œuvre au début du conflit. Une puissance aérienne « alliée » qui contrôle les airs et qui soutient les forces rebelles au sol.

Mais la lenteur du fonctionnement des démocraties voire le dysfonctionnement des institutions ont permis, une fois de plus, un enlisement diplomatique sans fin.

Nous avons une Union Européenne handicapée par son incapacité à œuvrer pour se doter d'une politique de défense commune, et qui ne peut même pas être autonome sur les politiques stratégiques à adopter puisque totalement assujettie aux décisions de l’OTAN, donc d'un commandement américain. Une Communauté Européenne forte, indépendante et unie serait un contre-pouvoir, une troisième force de discussion non négligeable entre les américains et les sino-russes.

La complexité des pseudos alliances internationales, la possibilité d’un embrasement régional entre sunnites et chiites, la crainte des libanais et des israéliens ne simplifient pas la situation du moment et les décisions à venir.

L’utilisation des armes chimiques est un faux problème, nous devrions prendre en compte les chiffres déjà colossaux que sont les 4 millions de déplacés, et les 100 000 morts.

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